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PARENTHESE ESTHETIQUE : NATIONAL-BOLCHEVISME ET SKINHEADS

PARENTHESE ESTHETIQUE : NATIONAL-BOLCHEVISME ET SKINHEADS

Le parti national-bolchevique russe né en 1993 n’a pas été une simple curiosité politique sans conséquence. Ce mouvement bicéphale et sa division finale entre le penseur Douguine et le charismatique Limonov sont quelque part allégorique de la schizophrénie génétique du nationalisme-révolutionnaire, notre boulet collectif dont il faut accepter l’existence.
Nous reviendrons plus en détail sur l’idéologie et la famille rouge-brune, ses aspirations et son utilité dans le front commun. Permettons-nous une incartade folklorique. Avec le journal « Limonka », et le talent de poète/voyou de Limonov, nos camarades russes avaient fait coexister avec leur engagement sérieux (allant jusqu’à soutenir la révolte des parlementaires face à Eltsine, qui se régla à coups de canon !) une véritable culture de la provocation, une sorte de délire punk/rétrofuturiste-stalinien sans pitié, mélange de ce qu’aurait pu imaginer un Maurice Dantec communiste sous coke et écoutant un mélange de Kraftwerk, de Rammstein et de Laibach. Et c’est bien naturellement que l’univers national-bolshevik a capté, entre autre, après le punk, l’esthétique skinhead.
Cette « skinisation » des militants nazbols est comparable à celle de nos nationalistes français dans les années 80. Non une skinisation culturelle (au travers du ska et d’une filiation naturelle, ni d’une obsession de la « reconstitution historique » telle que la pratiquent les apos d’aujourd’hui) mais plutôt une « skinisation de terrain », ce qui correspond à l’arrivée du mouvement dans la rue, dans le Paris des années 80.

On peut noter plusieurs indicateurs :
-vêtements militaires, paramilitaires. Coupes « courtes » ou rasées, bombers. Au début, simplement car un tel look incarne la brutalité de la rue moscovite, le monde du travail ou le monde agricole. Il ajoutait l’utilité au style, sachant que les militants nationaux-bolcheviques sont toujours en première ligne, en Russie, de tous les affrontements politiques. Contre les gauchistes, contre les libéraux, contre les ultranationalistes, contre les nachis poutiniens, contre d’autres nazbols, contre les OMON, etc etc…

-Reprise de l’esthétique skinhead (bretelles, bombers, crane rasé, paras) dans les affiches et les images nazbols.

-Agglomération de ces éléments skinheads au look nazbol général, un mélange de nostalgie soviétique, punk, avec une forte imprégnation de nihilisme, de la rue et de la radicalité.

En France, l’avant-garde national-bochevique du MNBF, d’obédience Limonovienne, basée dans le sud de la France, s’est constituée en partie avec des skinheads.
D’une manière générale, le skinhead national-communiste, national-bolchevique, rouge-brun, privilégiera les éléments suivants :
-cheveux courts mais pas forcement rasés (coupe Limonov).
-bomber de couleur, bleu pétrôle ou camouflage urbain.
-keffieh artisanal, foulard rouge.
-étoiles rouges, lauriers, emblèmes léninistes, bolcheviks ou staliniens (mais jamais « antifas » ou trotskistes).
-emblèmes nationalistes (drapeau national, etc).
-drapeau eurasiste.
-lacets rouges.
-éléments punks, treillis noirs.

Les nationaux-communistes du nord et de l’Ouest sont plutôt sur une ligne douguinienne et plaident pour un militantisme "casual", lorsque c’est possible, mais ne crachent pas sur l’esthétisme skinhead ni sur la provoc’ à la russe. Tout est affaire de situation.

Pour clore cette parenthèse vestimentaire, un joli album photo :

Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé
Limonov enragé

Limonov enragé

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