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Syrie: vers le chemin de la victoire (article rédigé à l'origine pour le mensuel Salut Public)

SYRIE, VERS LA VICTOIRE

Depuis 2 ans, les médias nous racontent que la chute de la Syrie est inéluctable. En effet, l’attaque surprise de la part des djihadistes contre le pays le plus paisible et le plus sûr de la région a prise d’abord l’armée arabe syrienne au dépourvu. Cette force régulière très bien pourvue en chars et en avions, prête pour une guerre frontale contre Israël, était soudainement confrontée à une guérilla formée par des groupes mobiles d’infanterie qui traversaient les frontières depuis la Turquie, l’Irak, le Liban ou le Yémen. Face à cette guérilla, souvent urbaine, l’armée syrienne manquait d’infanterie aguerrie et d’hélicoptères, essentiels dans ce genre de combat. Ses pertes étaient élevées face aux attentats, aux snipers et aux attaques surprise contre les bases isolées ou les avant-postes, sans compter les enlèvements et les assassinats.
Mais après deux ans de guerre, la situation a changée. Les conscrits syriens inexpérimentés sont devenus des vétérans endurcis au combat urbain et à la lutte anti-terroriste. Les djihadistes sont encerclés et massacrés par milliers. Ils reculent sur tous les fronts, et la majorité du territoire syrien est actuellement sécurisée, les combats se prolongeant dans les déserts de l’Est ou dans les montagnes au nord et sur la côte. L’armée Syrienne a réussi à s’adapter à cette guerre, à appliquer une stratégie sur mesure et à vaincre ses ennemis. Loin d’engager la totalité de ses forces, elle a privilégié une tactique plutôt profitable : le roulement des régiments à tour de rôle, l’encerclement progressif des zones tenues par les rebelles et la rupture de leurs lignes de ravitaillement, puis un ratissage méthodique pour nettoyer les poches de résistance. Tous les observateurs internationaux s’accordent à dire que la victoire de Bashar al Assad est proche.

Bashar al-Assad, chef de guerre.

En deux ans, l’ophtalmologiste discret de Damas est devenu un véritable héros, un chef de guerre et un exemple pour les insoumis du monde entier. Son secret : la persévérance., la fidélité à sa cause et à son peuple. En uniforme sur le front ou répondant aux questions des journalistes avec humour et brio, Bashar al Assad s’est imposé comme le bouclier de son peuple face aux islamistes. Celui qui, loin d’être un dictateur, était déjà le président légitime de Syrie (confirmé par référendum deux fois !!!) est aujourd’hui crédité de 70% des voix en cas d’élection. De fait, loin d’avoir fragmenté le peuple syrien, la guerre a renforcé d’une certaine manière la cohésion du peuple face aux islamistes. Devant les horreurs perpétrées par les mercenaires de l’ASL ou du Front al-Nosra, ces drogués qui massacrent des civils au couteau ou à la hache, de nombreux ex-opposants au régime se sont ralliés à Bashar al Assad. Les musulmans sunnites, les chiites, les laïcs, les chrétiens, se battent côte à côte. Autre élément décisif: les milices populaires. En effet, Bashar al Assad a armé la population syrienne organisée en comités populaires, pour empêcher les djihadstes de vivre sur le pays et de continuer à s’implanter dans les villes. Cela prouve bien que la population ne s’est pas soulevée contre le régime, mais a participée entièrement à la lutte contre l’envahisseur étranger. Etranger, car aux dernières nouvelles, les soi-disant « « rebelles » sont à 80% des djihadistes étrangers (tunisiens, saoudiens, libyens, tchétchènes et même belges ou « français), pas des syriens.

La réussite du modèle nationaliste et social

La victoire militaire et politique de la République Arabe Syrienne est une preuve que nous avons raison sur la question du modèle politique. Elle a prouvé la viabilité et l’endurance d’un régime basé sur un état fort et centralisé, à la fois patriote et solidaire, encré dans les comités populaires, maître de son économie. Ce succès a validé la nécessité d’un front commun face à l’islamisme et au mondialisme : en effet, le parti Baath s’est ligué avec le parti communiste syrien (plutôt l’inverse de notre Front de Gauche local) et avec le Parti Social Nationaliste Syrien. Cette victoire a aussi montré le potentiel rassembleur d’une république ou la laïcité, (contrairement à la manière dont elle est utilisée en France pour réprimer nos traditions), a su lier les communautés religieuses entre elles et en tirer le meilleur face à un salafisme sectaire. Car le salafisme, finalement, n’est qu’un mondialisme. Face à lui, des musulmans sunnites sont mort au combat pour défendre des monastères et des églises, au nom du patriotisme. Ce détail a son importance symbolique. La victoire syrienne a montré qu’une armée populaire de conscrit, de miliciens et de volontaires, pouvait lutter efficacement et gagner une guerre contre des terroristes expérimentés et soutenus par l’OTAN. Enfin, cette victoire a prouvée qu’un chef charismatique, fédérant le peuple et incarnant la résistance, était bien plus efficace qu’un parlementarisme impuissant ou qu’une oligarchie corrompue et vendue à l’étranger. En effet, lorsque Bashar al Assad se déplace, il est accueilli spontanément par des bains de foules et seulement protégé par une poignée de gardes du corps. Le contraire de notre Flamby national…

Rien n’est définitif

Même si le succès militaire en Syrie est assuré et constitue une défaite indéniable du mondialisme face à nos principes, le conflit global ne fait que commencer. Au Liban, la violence monte de jour en jour. En effet, l’implication du Hezbollah (parti chiite et organisation résistante alliée à la Syrie et à l’Iran) dans les combats frontaliers contre les islamistes, a permis à ceux-ci de se positionner en victime et d’exciter certaines minorités sunnites au Liban. Ainsi, alors que la guerre se calme en Syrie, elle menace de plus en plus d’éclater chez son voisin. Les Israéliens de leur côté, soutiennent de plus en plus ouvertement les islamistes et n’ont pas hésité à intervenir directement par des bombardements ou des tentatives d’invasion terrestre, auxquelles les syriens ont riposté avec succès (abattant un avion et détruisant un char de Tsahal dans le Golan). Une attaque Israélienne n’est donc pas impossible et ferait éclater toute la région puisqu’elle entraînerait mathématiquement une implication de l’lran, du Hezbollah, de l’OTAN et peut être de la Russie ou de la Chine.

Ainsi, même si sur le terrain, Bahsar al Assad a livré une victoire historique au nationalisme, nos ennemis, eux, ne sont que temporairement battus. Le conflit global ne fait que commencer. L’Europe ne sera surement pas épargnée, et la France, pays convoité par les islamistes autant que par les mondialistes, ou le Qatar est déjà implanté et ou la révolte gronde, en sera peut être le prochain champ de bataille.

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