Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Article intéressant d'ANTIFACLIBRE (et réflexions diverses sur les antifas de Rouen)

A une époque donnée (2010-2011), quelques nationalistes rouennais avaient improvisé le collectif "Fac Libre" afin de bénéficier d'une structure de résistance à l'utilisation de l'Université de Rouen par les trotskos locaux comme instrument de propagande. Utilisation de la MDU comme annexe du NPA, concert du groupe ZEP, etc... Mais mise à part quelques actions improvisées et marrantes, le collectif Fac Libre, désorganisé, composé de tendances politiques divergentes (identitaires, rouges-bruns, etc) n'a pas fait long feu. On peut aussi expliquer ce ""pfuiiiit" par la dépolitisation général des étudiants, et le peu de nationalistes inscrits à l'université (ceux qui y étaient inscrits étant trop occupés par les cours pour jouer aux Gudards de service). Ce fut toutefois une expérience instructive.

Bref, face à la menace fasciste grandissante, les antifas locaux avaient lancé un blog de réponse à Faclibre, nommé ANTIFACLIBRE (ils ont parfois un certain humour mais les jeux de mots, c'est pas encore çà).

Le site ANTIFACLIBRE nous donnait au moins un peu plus de choses à lire que l'amorphe et muet site de Ras l'Front Rouen, qui lui sent fort la naphtaline (même si papy gérard s'est laissé pousser la barbe pour se rajeunir, ou pour ne pas qu'on le reconnaisse, à moins qu'il se soit converti au wahhabisme, on ne sait pas trop).

Il faut dire que leurs analyses étaient parfois très amusantes, alternant à la fois des passages assez exacts et d'autres totalement fantaisistes ou délirants.

Dernièrement, ANTIFACLIBRE annonçait via un dernier article, sa dissolution. A qui? Sachant que les quelques antifas (majoritairement NPA) et les nationalistes de Rouen sont les seuls lecteurs de ce site, tu parles d'un scoop.

Dissolution? Il y aurait donc un collectif derrière? On ne l'a jamais vu.

Survolons rapidement cet article. On y apprend grosso modo que leur sîte ne sert plus à rien, car nous (les fascistes) sommes tous dissous ou récupérés par l'UMP. Factuellement ils n'ont pas torts: ils ne servaient déjà pas à grand-chose.

Par contre s'imaginer que les quelques 30 militants solides de 3èmeVoie Normandie vont s'évaporer, comme çà, sans rien demander, c'est un peu utopique. Et que font-ils des autres groupes nationalistes de la région?

Ils ont la réponse: """Nous réfléchissons néanmoins à la l'évolution de notre activité. Celle-ci devrait normalement basculer d'une logique antifasciste vers une logique de défense des conceptions et des mouvements progressistes contre les idées conservatrices et xénophobes. De même, notre ligne, sur le net et sur le terrain, consistera à d'agir en direction des mouvements sociaux afin d'y combattre la contamination grandissante des idées réactionnaires."""

Par ce simple constat, nos ennemis (et inquisiteurs) prouvent que la ligne politique que nous prônons depuis le début est la bonne. Sortir du ghetto nationaliste réac et chauvin, créer une dynamique révolutionnaire et établir la jonction avec les autres milieux contestataires et militants. Ce qui fut fait avec la section de défense animale (dans laquelle militaient Esteban, Katia et d'autres), ce qui a été commencé avec la reprise en main du combat anti-impérialiste et le combat en commun avec le peuple syrien, mais aussi avec le dialogue instauré entre les nationalistes révolutionnaires les plus "à gauche" et certains communistes ou syndicalistes.

Nous progressons, nous avançons. Eux, les antifas, les contre-révolutionnaires, les chiens de garde du système, reculent. Ils ont subi une première défaite n'arrivant plus à nous contenir à l'intérieur d'une prison politique, ils sont forcés de reculer vers leurs secondes lignes. Ils essaient à présent de réinvestir les champs d'actions qu'ils ont laissé crever et d'y faire le ménage: agressions de Michel Collon, de Ginette Skandrani...

Ils sont devenus tellement paranos que sur Rouen, le NPA se montre de plus en plus agressif envers les dinosaures de la 4ème Internationale qui vendent leur canard folklorique ""Le Blochevik" à la Fac. D'autres rumeurs font état d'une agressivité grandissante envers l'association se soutien à la Palestine "Intifada76", coupable de... coupable de quoi au fait? Ils ne sauront vous dire.

Lisons la suite:

"""Ceci est particulièrement flagrant dans le monde du travail ainsi que dans les mouvements écologiques. Dans le monde du travail, ce sont principalement la xénophobie, le racisme, le sexisme, l'homophobie, l'autoritarisme, qui, agrémentés de pseudo discours sociaux patriotiques, qui constituent les points fondamentaux sur lesquels s'appuie l'extrême droite. Dans les milieux écologiques, ce sont les conceptions cosmologiques, qui constituent la base de la technophobie primaire, de la xénophobie culturelle et de l'idéologie du dur labeur, qui permettent à l'extrême droite de se développer.""""

Ainsi, au moment ou le peuple prend conscience de l'horreur du mondialisme et de son caractère complètement absurde (antinaturel, presque satanique pour reprendre l'expression du père Soral), les antifas mettent en garde contre cette révélation. Elle mènerait au fascisme... Pour eux, il faudrait lutter contre la dépossession capitaliste, l'exploitation ou le désastre écologique en utilisant le système de pensée qui les a pourtant engendré le progressisme. Comme ils l'écrivent plus loin:

"""notre démarche consistera aussi à agir en lien avec différentes organisations progressistes""""".

Ah le progressisme. Ce concept fumeux, dépassé (il date quand même de la révolution industrielle) et qui nous a livré la bombe nucléaire, les HLM, la déforestation et les Marseillais à Miami. Bon sang mais c'est bien sûr. Pour lutter contre le danger fasciste, un peu de progressisme!
Mais au fait, le fascisme, c'est quoi pour eux?

En gros c'est le stade autoritaire du capitalisme. Donc une erreur sémantique, qui consiste à remplacer ""totalitarisme"" par ""fascisme"", le fascisme étant en réalité un système politique social-nationaliste parmi d'autres (caractérisé par un socialisme d'Etat non-marxiste et un nationalisme romantique, le fascisme est ""de gauche"").
Le totalitarisme, nous le vivons en ce moment, personnifié par le système actuel: une dictature oligarchique progressiste et mondialiste (on peut dire aussi, pour faire un peu mytho, une république maçonnique).

Les antifas de Rouen, quand à eux, ne sont pas méchants. On ne và pas se plaindre, il y a des villes (Toulouse, Bordeaux) et des régions (la Bretagne) ou les redskins et autres ""radicaux"" pullulent et n'hésitent pas à jouer à la castagne. A Rouen ce n'est pas le cas. Il y a un je-ne-sais-quoi dans l'air qui rend tout le monde gentil. Les rares confrontations se sont soldées plutôt bien. Lors de leur manif-hommage à l'agresseur Clément Méric, un court face-à-face à eu lieu à la terrasse de l'O'ckallaghan. En théorie, les antifas devaient rester proscrits au Palais de Justice, mais ils sont finalement venu défiler jusqu'à l'hôtel de ville, sachant forcement qu'un vendredi soir, il y aurait du nationaliste dans le coin. Celà dit, sur 200 personnes, nous n'avons observé qu'une dizaine de cogneurs potentiels, des gens que nous croisons à peu prés partout. Un ou deux métalleux, le couple (ou le trouple?) habituel de redskins gentils, des boutonneux de la Gauche Libertaire, quelques inévitables punks à chiens... Et des vieux, beaucoup de vieux. Vigilants, hein, mais vieux quoi.

Des rumeurs feraient état de constitution de groupes antifas pour nous combattre un peu plus radicalement. Certains nous ont dit sur internet qu'ils nous ""attendaient"" à la gaypride (qu'aurions nous été y foutre?), d'autres se sont livrés à des menaces téléphoniques vides de sens puisque non mises à exécution...

Malgré tout, le climat d'agitation croissant en France ne doit pas nous leurrer.

Le pouvoir utilise déjà tout son arsenal pour nuire aux nationalistes. Plus il tente de nous écraser, plus nous l'emmerdons.

Les antifas de Rouen ont beau être gentils, il ne serait pas étonnant qu'ils soient embarqués par bêtises dans une surenchère d'agressions diverses envers les nationalistes, les anti-impérialistes, les nationaux-communistes et les solidaristes locaux. Il suffirait par exemple l'arrivée chez eux d'un agité du bocal parachuté d'on ne sais ou (on se rappellera qu'il y a 4 ou 5 ans, les totos les plus radicaux de Rouen étaient en fait des étudiants venus de Paris).

Ainsi, même dans notre camp qui pourtant se démarque de la lutte ridicule droite/gauche et faf/antifas, la ""vigilance"" est de mise.

Partager cet article

Repost 0